Formation des maîtres

27 09.2009

Compte-rendu de la réunion de rentrée sur la « Masterisation »

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Une réunion sur la masterisation s'est tenue le 18 septembre dernier en présence des organisations étudiantes représentatives et des deux ministères concernés. En voici le compte-rendu.

Présents pour les étudiants : FAGE (Alix Netter et François-Loïc Pichard), UNEF (Thierry Le Cras et Florent Voisin), UNI (Rémi Martial), PDE (Mathieu Bach) et (Sébastien Le Gall et un autre étudiant).

Présents pour les Ministères : le cabinet de L. Chatel (Philippe Gustin, directeur de cabinet, Patrick Allal et M. Bussier, en charge des affaires sociales) et le cabinet de V. Pécresse (Dominique Marchand, adjointe au directeur de cabinet et Carole Moinard, conseillère "vie étudiante").

Ouverture de la réunion à 10h15.
Dominique Marchand remplace Philippe Gilet, directeur de cabinet de Valérie Pécresse, immobilisé à la suite d'un accident.

Dominique Marchand (cabinet Pécresse) : L'objectif dans cette réforme est d'associer les organisations étudiantes.
Un certain nombre de propositions ne sont pas encore finalisées et nous souhaitons connaître, sur des points soumis à révision, quelles réflexions ont les organisations étudiantes.
Ce qui est envisagé est d'avoir des rencontres, avec en ligne de mire, de toute façon, le CNESER qui se verra soumis pour avis le projet de cadrage.
Ce qui s'est déjà passé : un décret a été publié fin juillet puis a été envisagée la mise en place de groupes techniques ayant pour objectif de répondre à des interrogations techniques :
- quelle place pour le concours en M2 ?
- quel contenu pour les stages de sortie en M ?
- quelles maquettes pour les diplômes ?
Il n'y a pas d'organisation syndicale dans les groupes techniques.

UNEF (Thierry Le Cras) :
- Suite à la mobilisation de la communauté universitaire et de l'éducation nationale, il y a eu un report d'un an de la réforme pour permettre des discussions. Il y a des problèmes de méthode et de fond.
- Concernant les décrets, il y a un problème dans le choix en terme de chronologie pour le concours, alors que les discussions sont en cours. Mettre le concours pendant l'année de M2 pose un problème sur l'articulation entre formation et préparation au concours, mais aussi pour la réorientation, ou pour l'insertion professionnelle.
Le schéma qu'on proposait était de mettre l'admissibilité à la fin du M1.
- Sur la régulation des flux, l'admissibilité en fin M1 permet de régler ce problème.
- Sur la question des stages, la circulaire n'est pas parue. Il y a un vrai risque de concurrence entre stage et préparation au concours, avec le risque de détourner les étudiants des stages au profit de la préparation au concours.
Et quelle répartition des étudiants dans les établissements scolaires ?
- Sur la suite des concertations, nous aurions préféré que les questions soient traitées de manière globale pour tous les concours pour éviter des décalages entre les différents concours.


FAGE (François-Loïc Pichard) :
- Concernant la méthodologie, nous n'allons pas trop revenir dessus, même si on peut dire que les organisations étudiantes ont été la dernière roue du carrosse : nous n'avons pas rencontré la commission Marois, ni la commission Filâtre, ni les Ministres, qu'il s'agisse de Valérie Pécresse, Xavier Darcos ou encore Luc Chatel.
- Sur le calendrier, nous aimerions avoir des précisions sur la suite des travaux : après que les groupes d'experts auront rendues leurs conclusions, y aura t-il du temps ensuite pour travailler les points et ne pas trop vite aboutir aux conclusions et arbitrages ministériels ?
La FAGE remet en cause le calendrier proposé car il reproduit celui de l'année dernière avec passage au plus tard en décembre au CNESER et donc peu de temps sera laissé aux universités pour la préparation des maquettes et tout ce qui concerne leur évaluation...
- Sur l'admissibilité en cours de M2, cela est mieux selon nous car les concours ne doivent pas être ce qui régule les flux ; on ne veut pas que ces masters soient une simple prép. concours et que des étudiants sortent en M1 sans diplôme.
Certes, il y a une question à régler en terme de gestion des flux. Pour la FAGE, elle doit intervenir en amont sur l'entrée en master avec un recrutement suite aux stages qui pourront avoir été suivis en L, ou dans le cadre d'une réflexion sur le projet personnel professionnel de l'étudiant réalisé en amont.
- A propos de la réorientation, il est urgent de définir des métiers pour les non admissibles au concours, et un geste fort serait de prévoir des recrutement dans la fonction publique.
- Sur le rôle des IUFM et des universités, il doit être rapidement défini. Il est nécessaire d'avoir ces données pour réorganiser les IUFM qui pourraient s'occuper de tout ce qui est formation pratique, suivi des stages, formation continue... et disposer d'une visibilité.
- Sur le contenu des maquettes, quid de l'articulation entre disciplinaire, pédagogique et didactique ?
Cela semble être un des axes sur lesquels travaillent les différents groupes techniques. On regrette qu'il n'y ait pas de groupe de travail disciplinaire pour permettre la présence, par exemple, des monodisciplinaires concernées, qui ont des choses à apporter.

PDE (Mathieu Bach) : Nous souhaitons revenir sur trois points :
1) Il est urgent d'avancer rapidement. Les étudiants ont besoin de lisibilité pour leur formation. Le timing nous plaît bien.
Nous sommes satisfaits de la séparation des concours, car ce n'est pas le même métier d'enseigner en sciences qu'en maternelle ou lycée.
2) Il est important d'avoir une gestion des flux pour éviter l'échec pour les étudiants.
3) Concernant les stages, il faut faire attention aux terrains.

UNI (Rémi Martial) :
- Pour la méthode, il fallait qu'on avance.
- Les questions qui nous semblent importantes :
1) Il est logique que l'admissibilité se déroule en cours de M2 ou alors complétement au début de M1 (sélection) pour avoir une cohérence du master.
2) Quelle place dans la formation des futurs enseignants pour la connaissance du monde de l'entreprise ?
3) Quel temps de formation consécutif à prise de fonction : meilleur accompagnement qu'aujourd'hui ; il faut voir pour ne pas affecter les jeunes enseignants dans des endroits difficiles...

(Sébastien Le Gall) :
La réforme a fait consensus mais le recrutement des enseignants)chercheurs à bac+5 pose des questions :
- masters permettent-ils une meilleure insertion pro après ?
- le problème de compatibilité entre master et concours.
- les concours et le passage en candidat libre possible.
- le contenu des maquettes avance lequel nous ne sommes pas d'accord (!!!)
- les stages de terrain, les modules de pratiques.
- une année de formation avec la mise en place d'un stage en responsabilité : nous refusons le compagnonnage.
Comment voyez vous l'année de M2 ?
Il y a un manque de concertation flagrant : pourquoi n'a-t-on pas été auditionnés par la commission Marois ?

Carole Moinard (Cabinet Pécresse) à la Cé :
J'aimerais refaire une mise au point. Premièrement, vous faites ce que vous voulez avec vos contributions, nous n'avons jamais rien refusé ! La FAGE avait envoyé sa contribution.
Et sur le manque de concertation, vous exagérez : je déplore que la Cé ne soit pas là aux concertations !

Dominique Marchand (cabinet Pécresse) :
Nous ferons un point d'étape sur les retour des travaux des groupes de travail, mais surtout envoyez vos contributions en ce moment, à l'un ou à l'autre des ministères qui transmettra !

Philippe Gustin (Cabinet Chatel) :
- L'objectif de la réforme est la possibilité de donner aux étudiants qui échouent au concours un diplôme qui leur permette d'avoir une ouverture sur autre chose que l'enseignement.
Aujourd'hui il y a un cadre, avec des points qui méritent d'être clarifiés.
On a voulu des groupes avec un fil rouge permanent entre différents groupes. Il y avait différents découpages possibles, nous avons choisi celui-ci ; mais je ne suis pas d'accord avec ce que PDE a dit comme quoi le métier était différent entre enseigner en maternelle ou enseigner en lycée !
- Sur la place des concours au cours du M2, cela ne présente que des avantages, car les concours peuvent alors être placés à des moments différents selon les types de concours. Par exemple, le professorat des écoles (PE) en début d'année et les certifiés plutôt en fin d'année. Cela permet à ceux qui veulent se présenter à plusieurs concours de le faire.
- Sur les stages, le point crucial est de faire le compte des heures de stages proposées à des étudiants en IUFM actuellement et ceux qui sont proposés à des étudiants dans le cadre de la masterisation.
--pour les stages en amont, les étudiants prennent conscience de ce que c'est qu'une classe ;
--pour les stage en sortie de formation, il y a un soutien pendant la 1ère année d'entrée dans le métier.
- Concernant les concertations, les groupes techniques doivent être nourris des contributions des uns et des autres. Il y a des points d'étapes possibles, mais il faut tenir le calendrier pour justement être lisible.

Dominique Marchand (cabinet Pécresse) :
La page est  tournée sur le plan juridique pour pouvoir avancer.
- La composition des groupes a été voulues ainsi car il y a certaines spécificités selon les concours. Il y a aussi une instance de synthèse qui est faite pour avoir une vision globale.
- Sur les réorientations et passerelles : c'est une question majeure qui se pose dans l'enseignement supérieur de manière générale. Nous avons intérêt à travailler ensemble. Si vous avez des remarques à faire, c'est le moment.

Carole Moinard (Cabinet Pécresse) :
Le groupe CAPES est le plus important en terme de composition : les monos de la FAGE peuvent faire passer leurs propositions à ce groupe de travail.

FAGE :
Oui, nous ferons passer le message pour faire des propositions la dessus, et aussi sur les différents métiers ou débouchés imaginables à l'issue de ces masters.

Philippe Gustin (Cabinet Chatel) :
Nous attendons aussi de vous des propositions sur le contenu des maquettes.

UNEF : Sur la mise en oeuvre des stages cette année ?

Philippe Gustin (Cabinet Chatel) :
C'est un vrai souci, il faut l'avouer. On ne veut pas simplifier ou bâcler les choses pour cette génération intermédiaire. Nous avons un audit précis du terrain. Nous allons redonner un mode opératoire : concertations régulières entre différents acteurs (université, rectorat...)
On ne veut pas des gens qui se présentent au concours sans avoir été devant des élèves.

UNEF : Quel est le rôle des recteurs ?

Dominique Marchand (cabinet Pécresse) :
Il faut travailler sur l'organisation que peut avoir les établissements pour que stages s'intègrent le mieux possible dans les IUFM. Nous sommes en train de travailler là dessus.

FAGE :
Concernant le rôle des différents acteurs (universités, IUFM, ...), vous n'avez pas répondu à la question...
Par ailleurs, sur les modèles de maquettes, le "cadrage", permettant d'avoir une homogénéité sur le territoire, est-il prévu de proposer quelque-chose de très concret avec des exemples de maquettes par concours proposant une certaine répartition, comme dans la contribution de la FAGE ? Je pense que c'est ce qu'attendent les responsables d'universités... J'espère que l'on ne va pas découvrir tout ça qu'au CNESER de décembre quand on ne pourra plus influer sur rien !

Dominique Marchand (cabinet Pécresse) :
L'objectif est un équilibre entre cadrage national et autonomie des établissements. Ça peut être proche du plan licence avec un cadre. (Carole Moinard a l'air circonspect...)

FAGE : Nous pensons que l'échange des bonnes pratiques est fondamental. Nous souhaitons que cela soit encouragé. Il doit y avoir des échanges entre universités, entre le national et le local.

Dominique Marchand (cabinet Pécresse) :
Les échanges auront lieu, on ne part pas non plus de rien.  Pour votre question sur les acteurs, les IUFM sont des composantes qui ont des compétences et qui doivent avoir des évolutions.
Si votre question sur les IUFM sous-entend un fléchages de moyens, non on est pas dans cette logique là.

FAGE : Non le sous-entendu n'était pas sur les moyens, mais développer le rôle des IUFM dans le formation continue (FC) en le définissant pourrait influer sur ce que l'on souhaite mettre dans la formation initiale (FI). On ne peut pas penser l'un sans l'autre, d'où ma question.

Philippe Gustin (Cabinet Chatel) :
Je suis heureux de vous entendre dire que la formation ne s'arrête pas à l'obtention du diplôme. Il y a la nécessité de FC comme tout autre métier, dans le cadre d'une politique de gestion RH de la part du MEN.

Dominique Marchand (cabinet Pécresse) :
Concluons sur une note rassurante : concernant les inscriptions pour les concours, une circulaire technique à destination recteurs est prévue et dès qu'elle est finalisée on vous l'envoie.
On essaie que tout soit le plus simple possible.
Ceux qui ont passé le concours 2009, pourront le repasser en 2010 et plusieurs concours.

La réunion est levée après un peu plus d'une heure d'échanges.
 
08 06.2009

Compte-rendu du 4ème groupe de travail sur la « Masterisation »

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Voici le compte-rendu (par F.-L. PICHARD) de la 4ème réunion du groupe de travail sur l'organisation et l'articulation des masters qui se tenait ce lundi 8 juin au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Présents : FAGE (François-Loïc PICHARD), UNEF arrivée à 15h en retard (Azwaw DJEBARA), UNI (Gabriel), PDE (Mathieu BACH) et les syndicats d'enseignants primaire, secondaire et supérieur. L'UNI et PDE ne se sont pas exprimés.

Dominique Marchand remplace Thierry Coulhon. Les représentants du cabinet de X. Darcos représentant le Ministère de l'Education Nationale ne sont pas présents en début de séance.

Ouverture du groupe de travail à 14h30.

MESR : Une circulaire sera envoyée à la rentrée prochaine par le DGESIP pour "cadrer" et aider à la réalisation des maquettes de master. Ici, nous allons travailler sur le contenu de cette circulaire.
La méthode de travail retenue est de partir d'un document de référence contenant les principes de la circulaire Hetzel d'octobre dernier. Il faut réfléchir à comment faire évoluer ce texte.

UNSA : Le CTP de l'Education Nationale a été amené à examiner des projets de décrets sur les concours enseignement ; ils préemptent de ce que pourraient être les solutions envisagées pour le recrutement des enseignants. Ils nous apparaît prématuré de soumettre un projet de décret que l'urgence n'impose pas, avant même que les conclusions des groupes de travail n'ait eu lieu et avant que la commission Marois-Filâtre n'ait rendue ses conclusions (le 15 juillet). Cela a jeté un émoi profond à tel point que la CPU s'en est fortement émue (et c'est un euphémisme). Pour ce qui nous concerne, nous souhaitons que les décisions n'anticipent pas sur les conclusions.
Nous pensons qu'il est opportun de laisser cette commission terminer son travail en toute sérénité.
Sur la circulaire du DGESIP (sur les mesures transitoires), elle a causé un trouble supplémentaire quant à son contenu. Nous souhaitions le dire de façon solennelle.
Nous ne revendiquons pas le retour aux écoles normales, mais il faut réfléchir globalement au contexte universitaire. Nous souhaitons que ce chantier court soit efficace.

SGEN-CFDT : Je vais être brève, nous faisons les mêmes constatations... La place du concours est le point central de cette réforme et détermine beaucoup de choses. Nous avons remis une note de synthèse sur le cadrage. Quelle sera la méthode de travail pour l'avenir ?

FSU : Je vais faire court aussi. Nous avons tous demandé le report de l'examen des fameux projets de décrets. Nous avons découvert la circulaire directement sans projet de circulaire et elle ne reprend pas exactement ce qui avait fait consensus.

FAGE : Nous rejoignons tout ce qui a été dit : il faut mettre les formes pour pouvoir avoir une concertation sereine ; cela a été demandé à maintes reprises : par voie de presse, depuis les universités, par les mobilisations dans la rue... et ce depuis plus de six mois. Sinon, je me suis permis de distribuer à vos places une contribution de la FAGE à propos de la masterisation, ce n'est pas le ministère qui l'a distribuée, je tiens à le préciser, même si le cabinet du MESR en avait été informé.

MESR : Le MEN répondra sur les décrets... je ne souhaite pas intervenir sur ce point là. Sur la commission Marois-Filâtre, nous souhaitons transmettre les conclusions des GT à la commission sur laquelle nous misons beaucoup. Sur la circulaire du DGESIP, elle a été transmise en même temps aux destinataires premiers (les présidents d'université) et aux organisations syndicales, ce qui n'est pas forcement quelque-chose d'automatique.
De mon côté, j'ai compris que la décision de se réunir cet après-midi venait de votre part... alors je ne comprends pas trop certaines critiques !

SGEN-CFDT : Je comprends l'embarras du MESR quant à l'absence de vos collègues du MEN, mais vous aussi étiez absent des deux derniers groupes de travail qui se déroulaient au MEN.

MESR : Il y a eu des contraintes...
Je vous propose de vous diffuser le document dont je vous ai parlé pour utiliser ces quelques minutes utilement afin que vous le lisiez...

Arrivée de l'UNEF à 15h10.
Arrivée des représentants du MEN (éducation nationale) à 15h15.

MEN (M. Jouve) : Je suis désolé de ce retard...
On se réunissait aujourd'hui pour examiner le texte sur le cadrage des masters. L'examen des décrets ne préjuge de rien... Et on s'est expliqués à de nombreuses reprises sur la place de l'admissibilité au cours du M2.

FAGE : Je profite de l'arrivée des représentants du MEN pour redire ce que j'ai dit au MESR : il est à ce niveau important de tout faire pour laisser les concertations aller jusqu'au bout et éviter les "écarts" qu'il y a pu avoir et qui nous laissent penser que tout ce dont on parle ici est déjà écrit d'avance ! D'ailleurs ce n'est pas forcement le MESR à qui j'ai fais la remarque en premier qui met le moins les formes.

MEN : Je ne peux pas vous laisser dire ça ; ce qui figure dans les projets de décrets résulte de ce qui a été discuté autour de la table. Beaucoup d'autres choses se discutent ailleurs... Il y a des sujets importants qui ne font pas consensus... tout reste ouvert. On attend les conclusions avec un intérêt réel pour que le gouvernement décide.

FAGE : Je vous parlais davantage de forme que de fond !

MEN : Oui, je sais !

UNSA : La publication de ces projets de décrets a plombé les concertations. Pour ce qui est du projet de texte pour la circulaire, nous nous y retrouvons largement. Il faudrait toutefois y acter le lien entre ES et EN (lycées...).

MESR : Si je traduis bien vos propos, vous souhaitez ajouter l'idée de convention avec les lycées ?

UNSA : Oui !

UNEF : Sur le contexte, nous pensons qu'il s'agit d'une mauvaise manière de procéder au dialogue social, et il faut rectifier le titre et ne pas présenter le texte au haut conseil de la fonction publique. Il faut que l'ensemble des discussions soit achevé.
Sur le cadrage proposé, on retrouve des directions plus fortes sur le contenu professionnel de ces masters ; néanmoins, il y a des insuffisances : la carte des formations, des éléments sur la politique de site et redonner aux IUFM toutes leurs lettres de noblesse. Il manque aussi des indications sur le volume horaire.

MESR : Sur la politique de site, j'entends bien ce que vous dites, mais nous l'avons précisé par une phrase que nous sommes prêts à reformuler.

Autonome-Sup' : Il y aura une étude de ce texte par nos mandants. Les éléments positifs : l'adossement à une équipe de recherche, l'évaluation nationale, l'intervention de professionnels de terrain. Ce qui nous gêne ce sont les deux types de master, et l'existence d'un master "métiers de l'éducation et de la formation" dont les débouchés sont a priori faibles et par ailleurs des masters qui doivent être très disciplinaires...

Un intervenant : Nous pensons que seuls sont viables les masters recherche disciplinaires qui ne doivent pas dépasser le 1/4 en contenu "pédagogie/enseignement" pour pouvoir mener au doctorat ou à l'agrégation. Par ailleurs, nous voudrions insister sur la part importante du programme disciplinaire qui doit être prévue au cours de la licence pour ces métiers.
Pour la formation pédagogique, il y a les stages...

SNE : Il y a une vraie spécificité du premier degré et nous souhaitons des masters pluri-disciplinaires qui aient la même valeur que les autres.

FSU : Je voudrais rappeler à M. Jouve que ce qui a été dit aux précédentes réunions est toujours valable : nous souhaitons le retrait de l'examen des décrets pour calmer les choses...
Sur le texte, il y a un problème de méthode, c'est dommage que l'on ne l'ai eu qu'en séance. On l'analysera après et on vous enverra des remarques.
Je ne souhaite pas que les différences entre les différents types de concours soient d'ores et déjà marquées dans un texte de cadrage.
Concernant le référentiel de compétences professionnelles, nous continuons à le critiquer.
On aimerait également des précisions sur les masters disciplinaires, pluridisciplinaires, etc.
Toutes les universités doivent pouvoir adosser à la recherche.
La professionnalisation doit permettre un échange sur les pratiques professionnelles et permettre de les analyser.
On constate que disparaissent les stages en responsabilité ! Ils ne sont plus dans la pré-professionnalisation ? Ou alors vous allez dans le sens des revendications de faire un stage en tutorat ?
La cohérence académique ne doit pas entraîner des différences de traitement.
On est content qu'apparaisse enfin le mot IUFM ! La place et le rôle des IUFM doit toutefois être précisée.

SNESUP-FSU : Je voudrais pointer des aspects positifs : la possibilité de stages pendant la licence notamment.
Il y a besoin de précisions sur l'articulation des aller et retour...

On s'est aperçu à ce moment-là que la FSU n'avait pas la bonne version du texte !

SNEP : Sur les PLP (lycées professionnels), il y a des améliorations au niveau du texte, je ne reviendrais pas là-dessus... Nous avons peur que l'on rattache les PLP aux masters disciplinaires (avec un peu à droite dans une UFR, un peu à gauche dans une autre), alors que ça ne correspondrait pas à une formation optimum...
On ne parle pas de la formation des PLP. Il y a probablement un travail à faire avec les licences professionnelles.

Arrivée de Thierry Coulhon (cabinet V. Pécresse) à 16 heures.

MEN : On a avancé, si ! Un groupe de travail va être mis en place rapidement, dans les prochains jours.

SGEN-CFDT : Au risque de nous répéter, nous pensons qu'il ne faut pas deux types de master : ce serait inscrire le risque de décrochage dans les textes ! Il est impératif que ce soit l'occasion pour les universités d'inventer des masters se basant sur des collaborations entre composantes.
Je m'étonne également de la disparition du stage en responsabilité.

MESR : C'est un oubli !

SGEN-CFDT : L'autre chose est : qui est "l'équipe pédagogique ?" qui sont les "formateurs" ne faisant pas partie de l'équipe pédagogique ?

FAGE : La circulaire doit être précisée, notamment sur le rôle des différentes composantes, sur ce qu'il faut proposer en licence (UEL...), ainsi que sur le rôle et la place des IUFM...

SNES : Il manque la référence à une carte des formations disciplinaires pour qu'il y ait un équilibre sur le territoire.

MEN : Sur le référentiel de compétences concernant la formation des enseignants, nous avons ouvert la possibilité d'une évolution et cela fera l'objet d'un groupe de travail.

UNSA : Le texte apporte un certain nombre d'éléments positifs et il reste 2-3 points imprécis, comme les coopérations inter-universitaires.
Il faut aussi travailler sur la part relative du disciplinaire et du professionnel dans chaque semestre.

FSU : Quid de la formation des COPSY ?

MEN : Il y a une question de fond : sont-ils d'abord enseignants ou bien sont-ils des psychologue avec une valence enseignement ?
Dans le groupe dont je vous parlais, il y aura une prolongation des réunions qui sera consacrée au statut de ces COPSY...

MESR : Nous allons vous faire une proposition de texte.
Nous re-fairons un point après les retours de la commission Marois-Filâtre... probablement fin août.

MEN : Nous allons vous adresser d'ici la fin de la semaine un projet de texte de cadrage sur les AED spécialisés (une des mesures pour améliorer l'accompagnement social...).

Fin de la réunion à 16h25.
 
 
13 05.2009

Compte-rendu du 2ème groupe de travail "Mesures transitoires"

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Ce mercredi matin se déroulait la 2ème réunion du groupe de travail chargé de réfléchir aux modalités transitoires, dans le cadre de la masterisation de la formation des enseignants. Voici le compte-rendu par F.-L. PICHARD.

Présents : FAGE ( François-Loïc PICHARD), UNEF (Jean-Baptiste PREVOST et Azwaw DJEBARA), UNI (Gabriel), PDE (Mathieu BACH) et les organisations professionnelles. Cé absente. L'UNI et PDE n'ont pas pris la parole.

Ouverture de la "11ème réunion de ce vaste chantier" à 9h40 par le MEN (Ministère de l'éducation nationale)

MEN : Cette matinée est consacrée à l'examen des mesures transitoires.
Nous allons faire une reprise des points que nous avions soulignés ; si je fais une vague synthèse, il émerge des idées qui font consensus et d'autres moins, notamment sur le contenu et l'articulation des concours et masters, avec l'idée d'admission en M2 et d'admissibilité en début d'année universitaire de M2.

Pendant la période transitoire, certains dispositifs vont être mis en place. Vous avez tous exprimé un besoin de lisibilité. A la rentrée prochaine, nous mettrons en place deux choses : un dispositif nouveau et complémentaire par le MEN, qui a déjà été présenté et orienté vers la mixité sociale et un dispositif de bourses au mérite sur critères académiques. Ceci sera géré par le réseau des oeuvres. Deuxième dispositif : celui de pré-professionalisation qui prendra son plein effet à la rentrée 2010 mais, dès l'année prochaine, nous mettons en place les stages d'observation et de pratique accompagnée ainsi que les stages en responsabilité. Ils seront gratifiés et n'ont pas vocation à faire des remplacements inopinés.

Restent devant nous les points suivants : les modalités d'inscription au concours et de nomination comme fonctionnaire stagiaire.

Avez-vous des déclarations liminaires ?

Autonome-Sup (M. Charvet) : Nous sommes défavorables à ce que l'inscription en IUFM vaille inscription en M1 automatique : ce serait une déqualification des M1 universitaires et cela serait ressenti comme une injure pour beaucoup d'universitaires. J'étais intervenu à propos de la lettre de Valérie Pécresse sur ce sujet et je m'en était trouvé indigné qu'avant le début de la discussion, la ministre tranche une partie importante des modalités transitoires. Sur le fond, vous ne pouvez pas considérer que l'équivalence est automatique. Heureusement que vous avez parlé de conventionnement. Là, c'est un point sensible.

UNSA : Sur la place du concours, nous considérons que les choses ne sont pas encore jouées. Nous connaissons les positions du gouvernement...
Sur l'année transitoire, il s'agit d'une transition entre  deux systèmes et cela ne préempte pas sur ce qui va suivre. Les IUFM sont composantes des universités et je doute qu'un président d'université fasse une inscription administrative bidon. Il nous parait nécessaire de régler la question des gens qui auront passé le concours, en fin de formation : pourquoi ne pas les stagiairiser dans les formes actuelles plutôt que de les faire attendre un M2.

FSU (M. Moindreau) : Sur les conditions d'inscription dans le cadre de l'année transitoire et la stagiairisation, restent plusieurs questions importantes et nous souhaitons plus de précisions : dans la mesure où la préparation au concours est maintenue en l'état, les IUFM doivent voir leur rôle maintenu, valorisé et éclairé, et donc qu'ils aient un peu l'idée de ce qu'il feront ensuite pour être sereins. Nous avons demandé que les moyens délégués dans les IUFM ne soient pas diminués comme c'est le cas actuellement.
Nous demandons donc que les étudiants qui obtiennent une licence cette année et qui sont lauréats en 2010 puissent être, dès la rentrée 2010, stagiaires et bénéficier d'une formation professionnelle dans les mêmes conditions qu'actuellement : volume de 60% formation et 40% de stage en responsabilité.
Cette double demande est dans l'intérêt des élèves et des futurs professionnels.

UNEF (M. Prévost) : Merci pour ces quelques rappels de l'état des discussions. Nous souhaiterions que certaines questions qui restent en débat trouvent réponse : l'admissibilité à la fin de l'année de M1 pour permettre des réorientation. Sur l'année transitoire, je voulais vous faire part du caractère inquiétant pour des étudiants qui ne connaissent toujours pas les modalités de formation et d'évaluation pour les nouveaux inscrits.
Nous souhaitons que le gouvernement prenne ses responsabilités avec une communication claire pour sortir de l'opacité actuelle.
Nous souhaitons que les IUFM soit confortés dans leur rôle pour l'année transitoire, que l'inscription en IUFM vaille inscription en M1 et que l'année de M1 soit validée de façon automatique avec cadrage par un texte réglementaire. Nous y sommes très attachés.
Je voudrais appuyer la demande de suppression du dispositif "parking" : nous souhaitons la stagiairisation à la rentrée 2010 pour les lauréats.

MEN : Le gouvernement assumera ses responsabilités dans les décisions qui seront les siennes.

SGEN-CFDT : Des courriers, adressés par la ministre, sont des engagements et nous ne souhaitons pas y revenir. Je ne peux pas entendre les remises en cause sur le contenu et la qualité des formations des IUFM qui donne caution à validation, peut-être pas de façon automatique, d'un M1.
Il faut faire la part de ce qui change et de ce qui ne change pas, pour avoir une vision complète et un système cohérent. Les étudiants vont préparer les concours 2010 dans les mêmes conditions que cette année. Je m'interroge sur la capacité des étudiants à pouvoir bénéficier des stages en responsabilité par rapport à la charge de travail et leur intérêt dans le cadre d'un concours qui n'a pas changé. C'est en soi une approche du métier qui peut toutefois être intéressante.
Ces étudiants n'auront pas bénéficié d'une formation fondamentalement différente et doivent donc bénéficier des mêmes conditions de stages avec l'année de fonctionnaire stagiaire qui doit être maintenue.

FSU : Sur la validation du travail de l'IUFM, partout, les notes de concours sont toujours plus basses que les notes de master. Il ne faut donc pas remettre en cause les formations qui y sont dispensées. Mettre les étudiants à 2/3 de temps sur le terrain risque d'entraîner des abandons, des congés maladies, etc., sauf s'il y a déblocage de moyens +++ pour le suivi. Sur les stages, je rejoins ce qui a été dit par le SGEN-CFDT.

MESR (Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche) : Sur la question de l'inscription, le travail est important et donc il n'est pas nécessaire de chercher des points de complication : les IUFM sont des composantes universitaires. J'entends ce que vous dites sur le lien à construire entre les IUFM et les UFR disciplinaires. Le sujet est sur la table pour les professeurs des écoles même si cela est plus compliqué. La ministre a souhaité envoyer un message de confiance à destination des étudiants. Maintenant c'est aux universités de prendre cela en charge.
Monsieur Prévost, je ne veut pas avoir l'air de vous provoquer, mais la ministre ne souhaite pas l'automaticité de la reconnaissance d'un diplôme par l'inscription dans un cursus. L'inscription ne peut pas valoir l'automaticité de l'obtention d'un M1 : personne ne peut assumer cela ! Il faut aller dans une reconnaissance de tout travail sérieux réalisé dans la préparation au concours : admissibilité, concours blanc, réussite au concours. L'automaticité complète ne paraît pas être une solution raisonnable et acceptable.

MEN : La question du modus operandi se pose : y a-t-il des dispositifs ? des commissions d'équivalence ?

MESR : Oui, c'est une démarche en cours.

SGEN-CFDT : On partage ce qui a été dit et le fait qu'on ne parte pas de zéro : on va y arriver sans que ce soit automatique ou à l'inverse un concours du combattant.
Un aspect périphérique : comment cela va se passer pour les dérogataires, on ne comprends pas trop, c'est pas clair dans la circulaire...

MEN : Les présents en 2009 peuvent s'inscrire et être nommés comme fonctionnaires stagiaires avec dispense de titre après avoir repassé le concours en 2010. Et idem pour ceux de 2008 pour les sessions qui ont été fermées en 2009 (langues rares...). En revanche, on ne remontra pas plus loin dans le temps.

SNESUP-FSU (M. Tassel) :
On aime bien le suspens mais on commence à se lasser dans les universités. Il faut clarifier, comme le demandait Jean-Baptiste Prévost. J'aimerais que les choses soient claires. Le mouvement qui anime les universités oblige le gouvernement à une communication extrêmement claire sur les dispositifs.

MEN : Nous ferons un bilan en fin de réunion et vous verrez que les choses sont claires.
Sur les étudiants présents en 2009, c'est une catégorie dérogatoire. Pour ceux qui n'auraient pas le droit à ce dispositif transitoire, ils peuvent toujours s'inscrire en M1 pour préparer le concours.

FSU : Il faut arriver à une formule claire qui permette à l'étudiant d'entrer dans un M2 après validation d'un M1 ou d'une première présentation au concours ratée.

MEN : La validation du M1 se fera dans le cadre d'une commission de validation prenant en compte l'assiduité, les concours blanc et l'admissibilité. Cette formulation fonctionne ?

FSU : Cette idée de concours blanc peut être très limitative, il faut élargir à d'autres types d'épreuves.

MESR (Thierry COULHON) :
Excusez-moi pour mon retard, nous installions aujourd'hui la commission Marois-Filâtre qui travaillera le mercredi matin et auditionnera l'après-midi.
Sur l'attribution du M1, une commission prendra en compte les différents éléments académiques de façon large.

Autonome-Sup :
Si les étudiants peuvent faire en même temps un M1 et un CAPES, cela tendrait à prouver qu'un module universitaire au moins peut être suivi. Cela pourrait même être utile aux étudiants. La commission doit prendre en compte un certain nombre de critères que vous avez rappelés. Toutefois, les notes sont souvent sèches au concours blanc. La préparation au CAPES n'est pas la même que celle d'un M1. Et ce 1/5 peut permettre de donner des notes plus larges pour que ce soit favorable et que cela aide même les étudiants.

MESR : C'est très concret votre intervention, mais les universitaires savent faire ce que vous avez démontré !
Je voudrais insister, mais le grand équilibre préparation/master, nous le trouverons dans le dispositif final. Oui, des éléments de master peuvent entrer dans le dispositif mais c'est dangereux de le systématiser.

SGEN-CFDT : Il faut bien faire la part des choses entre le transitoire et le définitif. Je m'inscrit en faux avec l'intervention précédente !
Maintenant, il faut donner un message clair : vous aurez un M1 par le suivi assidu de la préparation au concours.

SNESUP-FSU : Sur la condition de la validation des études, on est ici dans un processus exceptionnel et il doit y avoir une condition libératoire concernant les lauréats au concours, on ne peut pas laisser à l'appréciation globale l'équivalence M1.

UNSA : Il y a besoin de passer un message clair à ces étudiants qui ont la malchance d'être dans la période transitoire. Il faut donner un signal clair et lisible. On parle beaucoup de disciplinaire, mais les équivalences master fonctionneront comment pour les PE, les CPE, etc.

UNEF (M. Djebara) : Je voudrais revenir sur le fait qu'il est nécessaire qu'il y ait validation et nous nous portons en faux avec les interprétations qui a pu être faite de nos propos. Il n'est pas question de donner des ECTS somme une "aumône" avec la validation de 60 crédits ECTS. Il faut cadrer cela nationalement et permettre un dispositif de rattrapage pour les non-assidus, comme la rédaction d'un mémoire.

FSU : On comprend bien l'idée de commission de validation, il faut arriver à valider le travail effectué, même si étudiant est non admissible au concours.

MESR : Ce qui me frappe, c'est que toutes ces préoccupations, on les partage parce qu'on les a écrites. On pourra écrire des choses de façon plus détaillée.

MEN : Avançons sur le sujet suivant.
Pour résumer ce qui a été dit, l'inscription en M1 peut se faire en UFR ou en IUFM (vaut inscription en M1). Il faut visualiser ce que signifie l'équivalence et la validation du M1 par des commissions d'équivalence à travers une circulaire. La réussite au concours permet de valider le M1.

UNEF (M. Prévost) : Nous ne savons pas ce qu'il y aura dans ce texte et nous craignons l'arbitraire de ces commissions. On veut qu'on ouvre un droit aux étudiants et qui soit garanti.

MEN :
Il y a un travail sur le contenu, la commission ne sera pas un couperet.

Autonome-Sup :
Les diplômes, ce sont quand même les universités qui les donnent. Le minimum est que ce sont des instances universitaires qui doivent les délivrer. C'est la même chose pour les ECTS.

MESR :
On est dans un débat un peu étrange. On ne peut pas dire que le choix d'une commission d'équivalence c'est de l'arbitraire.

FSU : L'étudiant ne doit pas faire les frais de la transition. Je peux tomber malade, etc... Il y a quelque-chose entre l'automaticité et l'arbitraire.

FAGE : Je comprend tout à fait que l'on soit vigilant, que l'on puisse être inquiets sur les différentes réformes en cours, et c'est normal, mais je ne comprends pas ce procès d'intention sur les commissions d'équivalences au sein desquelles siègent vos collègues et à qui l'on doit pouvoir faire confiance. C'est dans l'intérêt de personne que de faire tomber la guillotine sur des étudiants ! Quitte à remettre en cause ces commissions d'équivalences, autant remettre aussi en cause les jurys d'examens qui sont souverains. On ne peut pas tout cadrer nationalement. Monsieur Tassel nous parle de règles strictes dictées par le ministère, alors que sa voisine également de la FSU nous parle depuis tout à l'heure que de cas particulier, c'est contradictoire. Pour l'étudiant, il faut laisser la possibilité d'opérer au cas par cas. Il y a tellement d'autres sujets sur lesquels nous devons nous positionner, alors avançons plutôt !

SGEN-CFDT : Il ne faut pas que le cadrage soit trop précis, en lien avec ce qui vient d'être dit par la FAGE

FSU : Il faut des critères et ensuite il pourra y avoir des études au cas par cas.

SNESUP-FSU : Je veux rebondir sur le cadrage national. Les commissions d'équivalences existent. On peut rebondir sur des critères nationaux, particuliers, pour (par exemple) des disciplines plus rare.

SGEN-CFDT : Je ne pense pas que soit la bonne approche. Une circulaire ne peut pas cadrer tous les cas particuliers. Je ne vois pas quel serait l'intérêt pour les universités de se mettre un barrage...

MEN : Très bien, il y aura une circulaire de la ministre la semaine prochaine.
Je vous propose de passer au second point sur les conditions de nomination et de stagiairisation des lauréats.
On est d'accord pour : un niveau licence requis en 2009, un M2 en 2011. Pour 2010, il faut l'obtention d'un M1.
Le principe qu'il faut un M2 pour être recruté est maintenu dans le régime de croisière, pas dans la phase de transition.

SGEN-CFDT : Cela a l'avantage de clarifier ; la question qui reste est le maintien de l'année de fonctionnaire-stagiaire : quel type de stage ?

FSU : Ce sont des positions qui étaient unanimes, mais quel recrutement après le concours ?

UNSA : On a avancé dans la discussion. On parlait de lisibilité. Cela permet de lever un coin du voile pour des étudiants inquiets.

Un intervenant :
Le problème reste la nature du stage après admission.

UNEF : J'appuie ce qui a été dit, cela permet de gagner en lisibilité.

MEN : Nous accomplissons notre marche vers la masterisation.

SGEN-CFDT :
Une précision... si nous lisons bien, il n'y a plus l'exigence d'obtenir un M2...

MEN : Oui, c'est cela. Mais il ne faut pas d'un effet d'aubaine tirer des généralités.
Visiblement ces éléments font consensus et je m'en réjouis.

FAGE : Quid de ce qu'on entend dans la presse sur le maintien ou non de l'année de fonctionnaire stagiaire en l'état actuel pour les lauréats 2010 ? C'est aussi ce qui a pu être évoqué par les différentes organisations autour de la table.

MEN : Il y aura de toute façon une année de fonctionnaire stagiaire. Il y a une nouvelle entrée dans le métier qui se met en place dès l'année 2010, d'une forme davantage accompagnée et nous parlerons du contenu, du quantum dans le groupe de travail "entrée dans le métier".

SNESUP : On a dit que le suspens, on en avait assez.

MEN : Ce n'est pas un suspens, je vous le dit clairement.

FSU : Il n'y a pas de logique que des étudiants formés dans l'ancien système bénéficient de la nouvelle entrée dans le métier. Il n'est pas normal qu'il y ait une génération sacrifiée. Cette partie de la phase transitoire doit aussi être traitée.

MEN : Nous avons été d'une parfaite constance et on le restera jusqu'à la fin : l'évolution de l'entrée dans le métier est une des premières marches en 2010. Nous ne sommes pas fermés et nous sommes d'accord pour discuter des modalités d'entrée dans le métier, cet après-midi et sans suspens. Notez que nous avons évolué, nous pensions à une entrée dans le métier sous forme de compagnonnage et vous avez souhaité que cela évolue.
Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités, et c'est ce que nous faisons.
Nous allons faire un compte-rendu précis qui reprendra tout ce qui a été dit et tenter de traduire de façon plus officielle les dispositifs prévus ; il y aura une circulaire du MESR dès la semaine prochaine, un projet de circulaire sur les éléments de validation du M1.

SGEN-CFDT : On peut traiter la question de la formation continuée cet après-midi, à la fois pour l'année transitoire et pour le définitif.

(NB : les étudiants ne sont pas conviés au groupe de travail "entrée dans le métier").

La séance est clôturée vers 11h45.