29 04.2009

La Coordination des universités appelle à ne pas organiser les examens

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La Coordination nationale des universités, réunie mercredi à l'université Paris IV, a appelé les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs "à ne pas organiser la tenue des examens jusqu'à la satisfaction de ses revendications", a annoncé à l'AFP une porte-parole.

"La CNU appelle les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs à ne pas organiser la tenue des examens jusqu'à la satisfaction de ses revendications", a déclaré à l'AFP Sarah Hatchuel, professeur d'anglais à l'université du Havre et l'une des porte-parole de la CNU.

Cet appel a été voté par les représentants de 73 établissements (universités et instituts) réunis pour la neuvième fois depuis le début du conflit le 2 février.

"C'est bien dommage d'en arriver là, ça fend le coeur d'avoir à voter une telle motion, mais on en arrive à un point où on doit appeler à la non tenue des examens. La balle est dans le camp des deux ministres maintenant", a ajouté Mme Hatchuel, faisant référence à Xavier Darcos (Education) et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur et Recherche).

"Si les ministres tiennent à ce que les étudiants retournent en cours, alors qu'ils écoutent enfin la communauté universitaire", a-t-elle poursuivi.

Dans sa plateforme de revendications, la Coordination demande entre autres le "retrait du projet de réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés", et "le retrait du décret sur le staut des enseignants-chercheurs" publié au Journal officiel samedi dernier.

Elle demande aussi "le rétablissement des postes supprimés en 2009" dans l'enseignement supérieur et la recherche ou encore "l'arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche" tels que le CNRS.
 
Entre 4.500 (police) et 15.500 (organisateurs) ont manifesté dans neuf grandes villes de France, mardi, une participation qui a confirmé l'essoufflement observé lors de la précédente journée, le 8 avril.

Les journées du 10 février et du l9 mars avaient réuni jusqu'à 100.000 personnes selon les organisateurs (43.000 selon la police le 10 février, pas de chiffre pour le 19 mars).

Le 1er mai, les universitaires sont appelés à se joindre aux cortèges organisés, une fois n'est pas coutume de façon unitaire, par l'ensemble des syndicats.

La prise de position de la Coordination place quoi qu'il en soit un nouveau point d'interrogation sur les conditions d'achèvement de l'année universitaire. Mercredi, cette même coordination qui a voté "la poursuite de la grève dans les universités et les laboratoires", avait fait savoir qu'"à ce jour, 49 universités (sur 83 au total, ndlr) retiennent les notes du premier semestre; 51 universités sont en grève totale ou partielle; 44 universités sont bloquées; 14 universités ont appelé au boycott des jurys de baccalauréat" où siègent des professeurs d'université.

Après la publication samedi au Journal Officiel du décret réformant le statut des enseignants chercheurs - un "passage en force" selon les opposants - Valérie Pécresse avait lancé dimanche un nouvel appel à la reprise des cours, dénonçant "les violences dans les universités".

A l'approche des examens, les appels à la reprise des cours se sont de fait multipliés, émanant de la Sgen-CFDT (enseignants) ou d'organisations étudiantes européennes, l'European Students? Union (dont la Fage) et l'European Democrat Student (dont fait partie l'Uni).
 
Source : AFP
 

Commentaires  

 
#1 posteurolu 2009-04-29 23:17 Quid des textes régissant l'organisation des examens ?

Y-a-t'il des universités où des textes spécifiques encadrant l'organisation des examens n'ont pas été adoptés (chartes, modalités, règlements) ?
 

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