Les IUT, composantes internes des universités
Les premiers IUT ont été fondés au début des années 60 pour répondre à une demande de professionnalisation des bacheliers généraux par un enseignement plus concret qu’en faculté.
La création de ces IUT s’est faite en deux vagues successives.
Une première dans les années 1970 voit la naissance des premiers IUT avec à l’intérieur les départements «historiquement fondamentaux» avec une forte proportion de département dit du secondaire (industrie…) et les premiers dans le secteur tertiaire.
La seconde vague a eu lieu dans le milieu des années 1990.
La création de ces IUT s’est faite en deux vagues successives.
Une première dans les années 1970 voit la naissance des premiers IUT avec à l’intérieur les départements «historiquement fondamentaux» avec une forte proportion de département dit du secondaire (industrie…) et les premiers dans le secteur tertiaire.
La seconde vague a eu lieu dans le milieu des années 1990.
Statut juridique
Les IUT sont des composantes internes des universités au même titre que certaines écoles d’ingénieurs (type réseau Poytech’) et sont donc régis par l’article 713-9 du code de l’éducation :
Article L713-9 - modifié par la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 - art. 44 JORF 24 avril 2005 :
Les instituts et les écoles faisant partie des universités sont administrés par un conseil élu et dirigés par un directeur choisi dans l’une des catégories de personnels qui ont vocation à enseigner dans l’institut ou l’école, sans condition de nationalité. Les directeurs d’école sont nommés par le ministre chargé de l’enseignement supérieur sur proposition du conseil ; les directeurs d’instituts sont élus par le conseil. Leur mandat est de cinq ans renouvelable une fois.
Le conseil, dont l’effectif ne peut dépasser quarante membres, comprend de 30 à 50 % de personnalités extérieures, dont un ou plusieurs représentants des acteurs économiques ; le personnel enseignant et assimilés y sont en nombre au moins égal à celui des autres personnels et des étudiants.
Le conseil élit, un président au sein des personnalités extérieures pour un mandat de trois ans renouvelable.
Le conseil défi nit le programme pédagogique et le programme de recherche de l’institut ou de l’école dans le cadre de la politique de l’établissement dont il fait partie et de la réglementation nationale en vigueur. Il donne son avis sur les contrats dont l’exécution le concerne et soumet au conseil d’administration de l’université la répartition des emplois. Il est consulté sur les recrutements.
Le directeur de l’institut ou de l’école prépare les délibérations du conseil et en assure l’exécution. Il est ordonnateur des recettes et des dépenses. Il a autorité sur l’ensemble des personnels. Aucune affectation ne peut être prononcée si le directeur de l’institut ou de l’école émet un avis défavorable motivé.
Les instituts et les écoles disposent, pour tenir compte des exigences de leur développement, de l’autonomie financière. Les ministres compétents peuvent leur affecter directement des crédits et des emplois attribués à l’université.
Il est à noter que depuis le 1er janvier 2009, le Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche n’utilise pas la possibilité de flécher les moyens et laisse libre choix aux universités pour fixer la dotation de leur IUT. Vous avez donc deux grands décideurs dans un IUT : le directeur et le président.
Article L713-9 - modifié par la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 - art. 44 JORF 24 avril 2005 :
Les instituts et les écoles faisant partie des universités sont administrés par un conseil élu et dirigés par un directeur choisi dans l’une des catégories de personnels qui ont vocation à enseigner dans l’institut ou l’école, sans condition de nationalité. Les directeurs d’école sont nommés par le ministre chargé de l’enseignement supérieur sur proposition du conseil ; les directeurs d’instituts sont élus par le conseil. Leur mandat est de cinq ans renouvelable une fois.
Le conseil, dont l’effectif ne peut dépasser quarante membres, comprend de 30 à 50 % de personnalités extérieures, dont un ou plusieurs représentants des acteurs économiques ; le personnel enseignant et assimilés y sont en nombre au moins égal à celui des autres personnels et des étudiants.
Le conseil élit, un président au sein des personnalités extérieures pour un mandat de trois ans renouvelable.
Le conseil défi nit le programme pédagogique et le programme de recherche de l’institut ou de l’école dans le cadre de la politique de l’établissement dont il fait partie et de la réglementation nationale en vigueur. Il donne son avis sur les contrats dont l’exécution le concerne et soumet au conseil d’administration de l’université la répartition des emplois. Il est consulté sur les recrutements.
Le directeur de l’institut ou de l’école prépare les délibérations du conseil et en assure l’exécution. Il est ordonnateur des recettes et des dépenses. Il a autorité sur l’ensemble des personnels. Aucune affectation ne peut être prononcée si le directeur de l’institut ou de l’école émet un avis défavorable motivé.
Les instituts et les écoles disposent, pour tenir compte des exigences de leur développement, de l’autonomie financière. Les ministres compétents peuvent leur affecter directement des crédits et des emplois attribués à l’université.
Il est à noter que depuis le 1er janvier 2009, le Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche n’utilise pas la possibilité de flécher les moyens et laisse libre choix aux universités pour fixer la dotation de leur IUT. Vous avez donc deux grands décideurs dans un IUT : le directeur et le président.
Les diplômes
Les IUT délivrent deux types de diplômes, d’une part des DUT (Diplômes Universitaires de Technologie) et d’autre part des licences pro. Toutes les formations sont sélectives, le redoublement n’y est un pas un droit, il peut être proposé par le jury. L’intégralité des formations est passée au LMD qui a conduit à la mise en place d’UE, d’ECTS et d’une semestrialisation. La totalité des formations comprennent un ou plusieurs stages d’une durée variable.
• Il existe 25 DUT :
Chimie (Chimie)
GENIE BIOLOGIQUE (GB)
GENIE CHIMIQUE - GENIE DES PROCEDES (GC-GP)
GENIE CIVIL (GC)
GENIE DE LA DISTRIBUTION INDUSTRIELLE (GDI)
GENIE DU CONDITIONNEMENT ET DE L’EMBALLAGE (GCE)
GENIE ELECTRIQUE ET INFORMATIQUE INDUSTRIELLE (GEII)
GENIE INDUSTRIEL ET MAINTENANCE (GIM)
GENIE MECANIQUE ET PRODUCTIQUE (GMP)
GENIE THERMIQUE ET ENERGIE (GTE)
HYGIENE, SECURITE, ENVIRONNEMENT (HSE)
INFORMATIQUE (INFO)
MESURES PHYSIQUES (MP)
QUALITE, LOGISTIQUE INDUSTRIELLE ET ORGANISATION (QLIO)
RESEAUX ET TELECOMMUNICATIONS (RT)
SCIENCES ET GENIE DES MATERIAUX (SGM)
CARRIERES JURIDIQUES (CJ)
CARRIERES SOCIALES (CS)
GESTION ADMINISTRATIVE ET COMMERCIALE (GACO)
GESTION DES ENTREPRISES ET ADMINISTRATIONS (GEA)
GESTION LOGISTIQUE ET TRANSPORT (GLT)
INFORMATION-COMMUNICATION (INFO-COM)
SERVICES ET RESEAUX DE COMMUNICATION (SRT)
STATISTIQUES ET TRAITEMENT INFORMATIQUE DES DONNEES (STID)
TECHNIQUES DE COMMERCIALISATION (TC)
Le programme d’un DUT (par exemple Génie Civil) est cadré par le PPN : Programme Pédagogique National (Ici PPN Génie Civil) fi xé nationalement après consultation de la CPN : Commission Pédagogique Nationale (ici CPN Génie Civil) et de la CCN – IUT (Commission Consultative Nationale des IUT) et enfin le CNESER. Le PPN est ensuite appliqué dans chaque établissement avec une marge libre de 20% au niveau des volumes horaires. Le PPN permet de garantir une cohérence nationale dans la délivrance des DUT, un DUT GC obtenu dans 2 IUT différents aura la même valeur.
• Licences professionnelles
Les IUT ont saisi, de la même manière que d’autres composantes universitaires, la possibilité de faire des licences pro. Celles-ci rentrent dans le cadre des licences pro normales et suivent le processus commun d’habilitation et de renouvellement.
La concurrence
Du fait de la possibilité de poursuite d’études après un DUT, les IUT entrent en concurrence (ou en complémentarité…) dans leur recrutement étudiant avec d’autres structures et d’autres formations. Il peut d’une part il y avoir concurrence entre l’IUT et des UFR d’une même université sur des domaines d’étude proches d’autre part. La concurrence existe aussi avec les CPGE et les BTS qui proposent parfois des formations assez proches ou les mêmes poursuites d’études et enfin avec les écoles d’ingénieurs lorsqu’elles ont une classe préparatoire intégrée.


