La formation des maîtres dans les IUFM

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Le déroulement de la formation des maîtres au sein de l’Institut de Formation des Maîtres, IUFM, est peu connu du grand public. Pourtant cette formation est aujourd’hui en débat.
Voici quelques éléments pour mieux comprendre les problématiques posées.

L’IUFM en «quelques» mots

Petit historique :
En 1833, François Guizot, Ministre de l’Instruction Publique crée les Ecoles Normales, une par département, pour la formation des instituteurs et des institutrices.
La loi d’orientation et d’éducation de 1989 de Lionel Jospin crée les IUFM en remplacement des Ecoles Normales.
En 2005, la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école par François Fillon donne aux IUFM trois ans pour être intégrés à l’université sous le statut d’école interne en leur permettant cependant de continuer à signer des conventions avec les autres universités de l’académie.
C’est ainsi que les IUFM sont devenus une composante d’université.

Après la licence, l’admission en IUFM se fait sur dossier et/ou entretien.

La première année est une année préparatoire commune aux différents concours à l’exception du CAPEPS et CERPE nécessitant des enseignements spécifiques.

Les différents concours sont donc :
• le CERPE (Concours Externe de Recrutement des Professeurs) pour le premier degré, maternelle et primaire
• le CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second Degré) pour le second degré général,
• le CAPLP (Concours d’Accés au Corps des Professeurs de Lycée Professionnel), second degré professionnel
• le CAPET (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Technique), secondaire technologique
• le CAPEPS (Certificat d’Aptitude au Professorat d’Education Physique et Sportive
• les conseillers principaux d’éducation (CPE).

Une fois admis au concours et en deuxième année, l’étudiant change de statut et devient fonctionnaire-stagiaire avec les droits et les devoirs des fonctionnaires de l’Education Nationale. Cette formation s’effectue en alternance, à raison d’une journée par semaine
en responsabilité, c’est-à-dire seul dans la classe avec les élèves, en école primaire ou entre 6 à 12h, selon la spécificité dans l’enseignement secondaire.
A cela il faut ajouter un stage de pratique accompagné, de deux à quatre semaines, dans la classe et en présence d’un maître formateur en primaire et d’un conseiller pédagogique dans le secondaire.
De plus, il y a deux stages de trois semaines en responsabilité dans le premier degré. Enfin il est possible de partir en Erasmus durant la deuxième année.

L’évaluation, quant à elle, s’effectue autour de trois axes : des visites de formateur durant les stages, un mémoire professionnel réflexif sur le métier d’enseignant ainsi qu’un oral. Il y a en plus des travaux de validation dans certaines matières (français, mathématiques, philosophie, sciences humaines et sociales et une matière au choix) pour les professeurs des écoles.

La deuxième année validée, commence l’enseignement à temps plein avec toutefois deux visites et un stage à l’IUFM.

Lire aussi :
Le projet de réforme
 

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