L'intégration universitaire des filières de santé
Le système de soins en France est en permanente évolution, avec des transformations fondamentales pour les années à venir. Les enjeux épidémiologiques et démographiques liés au vieillissement de la population française, aux besoins croissants en terme de soins et de prévention, à l’amélioration de la prise en charge des personnes en situation de dépendance et de handicap vont nécessiter une formation de qualité des professionnels de santé, à hauteur des exigences pour notre système de soins. Car un système de soins qui répond aux exigences d’efficience et de qualité pour l’ensemble de la population mérite un système de formation initiale qui s’inscrive également dans une démarche d’évaluation et de qualité.
Or la structure actuelle du système de formation des professionnels de santé génère :
• des disparités des diplômes, des tutelles et des exigences pédagogiques ;
• des manques concernant une gouvernance démocratique. Pour les filières de santé non universitaire, les étudiants n’ont pas une voix
décisionnaire dans l’administration et les orientations pédagogiques du centre de formation ;
• des inégalités au niveau des aides sociales.
Ce système nuit donc aux conditions de vie et d’études des étudiants en santé.
Or la structure actuelle du système de formation des professionnels de santé génère :
• des disparités des diplômes, des tutelles et des exigences pédagogiques ;
• des manques concernant une gouvernance démocratique. Pour les filières de santé non universitaire, les étudiants n’ont pas une voix
décisionnaire dans l’administration et les orientations pédagogiques du centre de formation ;
• des inégalités au niveau des aides sociales.
Ce système nuit donc aux conditions de vie et d’études des étudiants en santé.
Que faire ?
Pour pallier cette problématique, l’intégration universitaire des filières de santé concernées est indispensable. Relever cet enjeu passe nécessairement par une réforme. L’un des moyens à mettre en place prioritairement est l’intégration universitaire des filières de soins infirmiers, kinésithérapie, ergothérapie et de sage-femme, pour que leurs étudiants puissent bénéficier des mêmes conditions de vie et d’études qui sont offertes aux autres étudiants de l’enseignement supérieur, notamment ceux de l’université.
L’intégration universitaire de ces formations de santé devra donc permettre :
• d’adapter les formations de santé à la double mission des universités (enseignement et recherche), afin de développer les démarches réflexives et méthologiques des futurs professionnels de santé, gages de qualité pour le système de soins ;
• de rendre cohérent les modalités de formation, et de permettre ainsi la création de passerelles ;
• de valoriser l’évolution des professionnels vers l’enseignement et la recherche ;
• de reconnaître un mode de fonctionnement démocratique intégrant la représentation étudiante ;
• d’instaurer un guichet unique pour la gestion des aides sociales par les CROUS.
L’intégration universitaire de ces formations de santé devra donc permettre :
• d’adapter les formations de santé à la double mission des universités (enseignement et recherche), afin de développer les démarches réflexives et méthologiques des futurs professionnels de santé, gages de qualité pour le système de soins ;
• de rendre cohérent les modalités de formation, et de permettre ainsi la création de passerelles ;
• de valoriser l’évolution des professionnels vers l’enseignement et la recherche ;
• de reconnaître un mode de fonctionnement démocratique intégrant la représentation étudiante ;
• d’instaurer un guichet unique pour la gestion des aides sociales par les CROUS.
Et comment ?
Différentes propositions sur la mise en place du dispositif nécessaire à l’intégration ont pour objectif d’exposer les dispositifs et la méthodologie à mettre en oeuvre dans les plus brefs délais, afin qu’un premier pas vers cette réforme puisse être franchi.
Voici les principales :
• Créer des Commissions Pédagogiques Nationales pour les filières de santé qui n’en disposent pas ;
• Créer les composantes de l’université qui assureront les formations ;
• Délivrer des diplômes universitaires d’exercice cosignés par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le Ministère de la Santé et des Sports ;• Systématiser la double tutelle pour chaque filière de santé afin de préciser les modalités du cadrage national ;
• Créer un statut d’enseignant-praticien pour assurer la mise en oeuvre des programmes de formation répondant aux exigences de l’université.


