Les fondations
Une fondation constitue un mode de financement complémentaire permettant aux universités de recourir au mécenat des entreprises et des particuliers. La fondation diffère de l’association par l’engagement financier qu’elle implique. Une fondation, c’est avant tout de l’argent privé mis à disposition d’une cause publique. La mission d’une fondation, est la collecte de dons et l’encouragement des entreprises à investir.
Les fondations universitaires, non dotées de la personnalité morale, sont créées sans dotation minimale par délibération du CA. Elles sont gouvernées par un conseil de gestion composé de représentants de l’établissement, des fondateurs, de personnalités extérieures et qualifiées et, le cas échéant, de donateurs.
Elles sont destinées aux projets généraux de l’Université (bourses, chaires, mobilité internationale...).
D’autre part, les fondations partenariales sont adossées à un projet particulier et sont dotées de la personnalité morale. Elles sont créées pour une durée déterminée qui ne peut être inférieure à 5 ans et avec une dotation minimale de 250 000€. L’établissement dispose automatiquement de la moitié des sièges du conseil de gestion.
Les dons aux fondations ouvrent droit à des déductions fi scales très importantes pour les donateurs : réduction d’impôt égale à 60 % du montant des dons pour les entreprises et à 66 % pour les particuliers, dans la limite de 20% de leur revenu imposable.
Les fondations peuvent s’appuyer sur des structures connexes :
• Les pépinières d’entreprises : ce sont des structures d’appui et d’accueil des jeunes créateurs d’entreprise. Initiées par les collectivités locales, elles assurent hébergement, accompagnement et services aux nouveaux entrepreneurs. Elles offrent un soutien au porteur de projet et au créateur d’entreprise jusqu’au développement de l’entreprise et son insertion dans le tissu économique.
• Les incubateurs d’entreprises : c’est une structure d’accompagnement de projets de création d’entreprises. L’incubateur peut apporter un appui en terme d’hébergement, de conseil et de fi nancement, lors des premières étapes de la vie de l’entreprise.
• Les pôles de compétitivité : ils s’inscrivent dans une politique industrielle axée sur la capacité d’innovation. Un pôle de compétitivité est l’association d’entreprises et de centres de recherche et d’organismes de formation, engagés dans une démarche partenariale.
Cette synergie s’organise autour de projets innovants conduits en commun en direction d’un (ou de) marché(s) donné(s).
Quelles synergies?
La mise en place de la synergie entre les universités et le monde économique est avant tout le fruit d’une politique commune entre ces deux acteurs. Cette relation passe donc par le resserrement des relations entre les universités et les acteurs du monde économique dans leur gouvernance réciproque.
On assiste alors à l’introduction de représentants des entreprises et des collectivités territoriales dans la gouvernance des différentes instances de l’enseignement supérieur.
La mise en place de la synergie entre les universités et le monde économique se fait également par la présence de personnalités extérieures issues du monde économique et des collectivités territoriales dans la gouvernance de l’université. Cette présence se retrouve au niveau des conseils d’UFR et dans les conseils centraux des universités.
On assiste alors à l’introduction de représentants des entreprises et des collectivités territoriales dans la gouvernance des différentes instances de l’enseignement supérieur.
La mise en place de la synergie entre les universités et le monde économique se fait également par la présence de personnalités extérieures issues du monde économique et des collectivités territoriales dans la gouvernance de l’université. Cette présence se retrouve au niveau des conseils d’UFR et dans les conseils centraux des universités.
Le fundraising
Le fundraising est un anglicisme utilisé pour désigner une collecte de fond.
Il s’agit d’une réelle révolution dans le financement privé des universités, discrète pour le moment, car les acteurs impliqués sont encore peu nombreux et ceux qui s’y mettent préfèrent ne pas le faire savoir, pour se préserver des critiques de «privatisation du service public de l’enseignement» ou conserver leur avance sur un secteur qui risque de vite saturer.
On peut ainsi parler de collecte de fonds, d’appel aux dons, de recherche de mécènes, de quête de philanthropes…mais l’objectif reste le même : il s’agit de faire appel à la générosité des anciens étudiants, des professeurs, du personnel rattaché à l’université,mais aussi et surtout des entreprises et des fondations d’entreprise locales ou nationales, et pourquoi pas des «amis de l’université», c’est-à-dire tous ceux qui partagent ses valeurs ou sont sensibles à sa mission.
La recherche, les professeurs de haut niveau ou l’entretien d’un campus coûtent de plus en plus cher et, en Europe, les États ne suivent plus. Dans le même temps les dollars pleuvent – par centaines de millions – sur les universités américaines, grâce à la générosité de leurs anciens. Cela fait réfléchir. On rétorquera que la tradition philanthropique à l’américaine n’existe pas en France. Pourtant, le fundraising paraissait totalement farfelu aux universités britanniques il y a 15 ans à peine. Il est en train de s’y développer avec succès. En France, les grandes écoles commencent aussi à obtenir des résultats à l’instar de la fondation HEC qui a lancé «tHECampaign» et même certaines universités comme Paris 6 – Pierre et Marie Curie qui a choisi de surfer sur une notoriété acquise par une bonne place dans le classement de Shanghai.
Il s’agit d’une réelle révolution dans le financement privé des universités, discrète pour le moment, car les acteurs impliqués sont encore peu nombreux et ceux qui s’y mettent préfèrent ne pas le faire savoir, pour se préserver des critiques de «privatisation du service public de l’enseignement» ou conserver leur avance sur un secteur qui risque de vite saturer.
On peut ainsi parler de collecte de fonds, d’appel aux dons, de recherche de mécènes, de quête de philanthropes…mais l’objectif reste le même : il s’agit de faire appel à la générosité des anciens étudiants, des professeurs, du personnel rattaché à l’université,mais aussi et surtout des entreprises et des fondations d’entreprise locales ou nationales, et pourquoi pas des «amis de l’université», c’est-à-dire tous ceux qui partagent ses valeurs ou sont sensibles à sa mission.
La recherche, les professeurs de haut niveau ou l’entretien d’un campus coûtent de plus en plus cher et, en Europe, les États ne suivent plus. Dans le même temps les dollars pleuvent – par centaines de millions – sur les universités américaines, grâce à la générosité de leurs anciens. Cela fait réfléchir. On rétorquera que la tradition philanthropique à l’américaine n’existe pas en France. Pourtant, le fundraising paraissait totalement farfelu aux universités britanniques il y a 15 ans à peine. Il est en train de s’y développer avec succès. En France, les grandes écoles commencent aussi à obtenir des résultats à l’instar de la fondation HEC qui a lancé «tHECampaign» et même certaines universités comme Paris 6 – Pierre et Marie Curie qui a choisi de surfer sur une notoriété acquise par une bonne place dans le classement de Shanghai.


