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Le blog actu de l'enseignement sup'

10 04.2009

Le point après 10 semaines de mobilisations

Blog / Mobilisations Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer
Fin de la 10ème semaine de mobilisations dans nos universités : un bilan à Lille, Reims, Strasbourg, Saint-Etienne et Orléans

A l'université de Lille II, les cours ont repris aujourd'hui suite à un vote consultatif des étudiant auquel ont participé plus de 30% d'entre-eux : 1 044 étudiants ont répondu "oui à la reprise des cours", 666 étudiants ont répondu « non », 54 votes étant déclarés blancs ou nuls. Les examens ont été décalés pour permettre de boucler le programme et "finir le semestre correctement".

A Lille III, le CA de l'université « réprouve l'attitude du gouvernement qui reste sourd à la mobilisation légitime de la communauté universitaire » mais « appelle » cette dernière « à rester mobilisée sous des formes autres qu'un blocage » (site de l'université). Pour l'heure, aucun report des examens n'est envisagé.

A Reims, la fermeture administrative "pour raisons de sécurité" est maintenue au moins ce week-end sur le Campus de Croix-Rouge.

A Strasbourg, le CEVU qui devait se tenir hier a été bloqué par le comité de lutte suite à l'envahissement de la salle du collège doctoral européen, en remettant en cause la consultation des étudiants par voie électronique (plus de 73% des votants s'étaient opposés au blocage). Le comité critique - entre autres - un vote dont l'anonymat peut être remis en cause et qui a pu être trafiqué car s'effectuant via l'ENT. Le Portique, le Patio, le Platane et le site maths-infos restent bloqués et une AG est prévue mardi prochain.

A Saint-Etienne, la presse rapporte une plainte posée suite à l'intrusion de quelques dizaines d'étudiants au sein de la présidence de l'université durant laquelle des documents auraient été jetés par les fenêtres.

Enfin, à Orléans, les UFR Lettre et Sciences restent bloquées et là aussi, plus de 70% des personneles et étudiants interrogés souhaitent voir la reprise des cours. Le résultat de ce vote a été acté par un courrier de la présidence pour une reprise des cours des mardi prochain. Toutefois, des AG se sont tenues en parallèle et souhaitent poursuivre le blocage.

Rendez-vous après ce long week-end pour voir comment évoluera la situation dans nos établissements !
 
 
09 04.2009

Débat sur la mobilisation dans les universités

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Jeudi dernier la chaîne Public-Sénat a proposé un débat dans le cadre de son journal de 18h à propos des blocages qui persistent dans les universités.
 

Pour la FAGE, organisation représentative d'étudiants, il est nécessaire que très rapidement les enseignements puissent reprendre pour permettre aux étudiants de passer de vrais examens validant des connaissances acquises, et ce, dans des conditions sereines.

Le SNESUP, syndicat d'enseignants, considère qu'il faut sortir de cet écran de fumée que sont les examens et s'intéresser au fond du problème. Les étudiants ont certes eu leurs conditions d'études modifiées (!) et il faut savoir que c'est mal connaître les enseignants qui mettront tout en oeuvre pour assurer les enseignements minimum.

Jacques Fontanille, président de l'université de Limoges, évoque les scénario de rattrapages revus semaines après semaines mais qui bientôt ne seront plus revisables faute de temps. En tout état de cause, un président d'université ne validera pas automatiquement un semestre ; cela irait à l'encontre des conditions d'examens votées par les instances compétentes de l'université.

Le SNESUP évoque le problème de l'absence de réponses aux nombreuses questions que soulèvent les réformes en cours.

Il est vrai que certaines méthodes utilisées pour la mise en place des réformes ont posé problème. Aujourd'hui, certaines marche-arrières ont été effectuées et des concertations ont été réouvertes, la FAGE espère juste que les conclusions tiendront compte des concertations qui ne doivent pas ressembler à des opérations de communication.

Quant à la question du boycott des jurys de bac par un certain nombre d'enseignants, Jacques Fontanille espère que ses collègues ne prendront pas en otage les candidats au bac.

Enfin, pour la FAGE, les bloqueurs qui souhaitent que davantage de regards se tournent vers l'université se tirent une balle dans le pied : en effet, les universités bloquées régulièrement perdent années après années des étudiants. Se pose donc aujourd'hui la question de l'image que cela donne de l'université...