Du 11 mai au 30 juin 2009, la CDIUFM (Conférence des directeurs d'IUFM), la CDUS (Conférence des doyens et directeurs d'UFR Sciences), la CDUL (Conférence des doyens et directeurs d'UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales) et la CPU (Conférence des présidents d'université) organiseront des « États généraux de la formation enseignante » pour aboutir à un consensus entre les différents acteurs concernés par cette réforme de la masterisation de la formation des maîtres, à savoir les IUFM et l’Education nationale, les UFR, les associations représentatives des personnels et des étudiants, les parents d'élèves, les collectivités territoriales, etc.
A partir du 18 mai, les internautes pourront déposer leur contribution à titre individuel ou collectif (association, syndicat etc.) sur le site de l'événement, autour de trois grands axes : le métier, la formation et le recrutement. Pour le président de la CDIUFM, il s’agit d’élargir le débat et de nourrir la réflexion de la commission Marois-Filâtre. Différents documents et ressources seront mis à disposition des internautes, comme par exemple d’anciens projets de réforme.
Une commission d’une trentaine de personnes sera chargée de dépouiller les contributions et une synthèse des contributions sera produite et diffusée pour favoriser la poursuite du débat public et clarifier les rapports entre les acteurs.
En place d’un front uni contre cette réforme, il y a surtout des incompréhensions : l'université, agent de la formation et l'État, employeur ne semblent pas sur la même longueur d’onde alors qu’ils vont devoir travailler ensemble. Les acteurs sont d'accord sur deux principes : « enseigner est un métier qui s'apprend » et « la formation des enseignants mérite d'être reconnue par un diplôme de master. »